Journée – et semaine – En ville sans ma voiture !

8 Sep

EVSMV

Organisée par l’Agence Métropolitaine de Transport, la septième édition de la journée En ville sans ma voiture ! aura lieu le mardi 22 septembre. Le thème de l’année est « Bienvenue dans la ville sans voitures », et l’événement s’est doté d’un jovial porte-parole en la personne de l’humoriste Laurent Paquin.

La philosophie de cette journée est tellement proche de ce qui sous-tend le code de la rue que je ne pouvais la passer sous silence. En fait, je ne résisterai même pas à la tentation de vous livrer des extraits de la mission, telle qu’on peut la détailler sur le site officiel :

L’objectif est de favoriser une réflexion commune et de contribuer à faire changer durablement les comportements en faveur de modes de transports collectifs et alternatifs.

Les transports étant responsables de 47 % des émissions de gaz à effet de serre (GES) et de 10 % des maladies respiratoires dans la région métropolitaine de Montréal, l’événement vise à inciter la population à changer ses habitudes de déplacements en faveur des modes de transports collectifs et actifs.

[…]

Montréal a déjà fait son choix et s’inscrit dans ce mouvement en participant avec succès depuis sept ans à la journée En ville sans ma voiture ! Montréal, la plus petite des grandes métropoles du monde, peut gagner ce pari de sensibilisation populaire. En s’offrant une ville sans voitures, l’espace d’un jour, la population active du centre-ville entre dans le rêve d’une ville d’avenir éco-responsable.

[…]

La congestion continue de croître à Montréal comme dans les autres grands centres urbains de la planète. En plus des problèmes rencontrés dans les différents points d’accès à l’île de Montréal, le centre-ville fait aussi l’objet d’une congestion de plus en plus importante.

Dans ce contexte, ce secteur de la ville revêt une importance symbolique : le centre-ville est le cœur de l’activité économique de Montréal et l’un des plus importants points de convergence vers les lieux d’emploi et d’étude dans la région métropolitaine.

Notons que cette journée internationale concernera chez nous les villes de Montréal et de Québec, cette dernière ayant inscrit l’événement dans sa Semaine des transports collectifs et actifs (STCA), une autre émergence de cette tendance positive à reprendre la ville aux autos. En passant, les concepts de transports collectifs et actifs méritent qu’on y réfléchisse, car il y a probablement dans cette collectivité et dans cette activité les germes des solutions à beaucoup de nos problèmes…

Rendez-vous donc du 16 au 22 septembre à Québec pour la STCA 2009, et le 22 septembre à Québec et à Montréal pour En ville sans ma voiture !


Le manifeste du «code de la rue»

18 Nov

code de la rue
Mi-novembre 2008, automne frette à Montréal, fin de la saison de vélo pour beaucoup de Québécois des villes et des champs, début officiel de l’opération «code de la rue».

C’est en tant que simple citoyen que je me lance dans ce projet. N’appartenant à aucune chapelle, à aucun club, à aucun parti, à aucun syndicat, je défends cette cause en Montréalais conscientisé, cycliste urbain depuis une bonne quinzaine d’année, piéton depuis toujours, usager régulier des transports en commun, automobiliste de temps en temps, et même motocycliste dans une vie précédente…

Dans mes trajets à vélo, je constate chaque jour l’incompréhension qui oppose les diférents usagers de la rue : les autobilistes face aux cyclistes et aux piétons, les piétons face aux cyclistes, les cyclistes face au monde entier, sans parler des minorités roulantes que sont les patineurs, les planchistes, les poids lourds, les engins de chantier et de déneigement. À croire qu’en changeant de moyen de transport, l’homo-urbanus passe dans un univers étanche qui reformate son comportement selon des valeurs nouvelles. Côté entente et respect mutuel, ce ne sont pas les meilleures bases.

En évoquant ce dialogue de sourds sur un forum avec d’autres cyclistes, j’ai eu accès à ce texte de Nathalie Collard dans La Presse, intitulé Lâchez les cyclistes. J’entendais parler pour la première fois du code de la rue, un dispositif législatif et social qui semblait offrir une réponse intéressante au problème.

Wikipédia résume ce code, en vigueur en Belgique depuis 2003, en quatre principales dispositions :

  • l’obligation de prudence du plus fort vis-à-vis du plus faible. Ainsi, le camion doit adapter sa vitesse à l’approche d’une voiture, la voiture à l’approche d’un vélo et le vélo à l’approche d’un piéton.
  • les trottoirs traversants, qui font monter les automobiles lors d’un croisement plutôt que de faire descendre les piétons sur la chaussée.
  • les sens uniques limités, permettant aux vélos de circuler dans les deux sens dans une rue à sens unique pour les automobiles.
  • la prise en compte des engins de déplacement (rollers, trottinettes, etc.), qui doivent suivre les règles des piétons s’ils restent à la vitesse du pas ou les règles des cyclistes lorsqu’ils dépassent cette vitesse.

Constatant que personne ne semblait avoir poussé l’idée d’une adaptation de ce code à la réalité d’ici, je me suis dit qu’il fallait bien commencer quelque part pour que l’idée ait une chance de se transformer en action. Ce quelque part est donc ici, sur ce modeste blogue.

Vous pourrez consulter le manifeste de cette nouvelle cause sur cette page, et puisque ce blogue est conçu pour recueillir vos opinions, je vous invite chaleureusement à y exprimer votre avis !