Le manifeste du «code de la rue»

18 Nov

code de la rue
Mi-novembre 2008, automne frette à Montréal, fin de la saison de vélo pour beaucoup de Québécois des villes et des champs, début officiel de l’opération «code de la rue».

C’est en tant que simple citoyen que je me lance dans ce projet. N’appartenant à aucune chapelle, à aucun club, à aucun parti, à aucun syndicat, je défends cette cause en Montréalais conscientisé, cycliste urbain depuis une bonne quinzaine d’année, piéton depuis toujours, usager régulier des transports en commun, automobiliste de temps en temps, et même motocycliste dans une vie précédente…

Dans mes trajets à vélo, je constate chaque jour l’incompréhension qui oppose les diférents usagers de la rue : les autobilistes face aux cyclistes et aux piétons, les piétons face aux cyclistes, les cyclistes face au monde entier, sans parler des minorités roulantes que sont les patineurs, les planchistes, les poids lourds, les engins de chantier et de déneigement. À croire qu’en changeant de moyen de transport, l’homo-urbanus passe dans un univers étanche qui reformate son comportement selon des valeurs nouvelles. Côté entente et respect mutuel, ce ne sont pas les meilleures bases.

En évoquant ce dialogue de sourds sur un forum avec d’autres cyclistes, j’ai eu accès à ce texte de Nathalie Collard dans La Presse, intitulé Lâchez les cyclistes. J’entendais parler pour la première fois du code de la rue, un dispositif législatif et social qui semblait offrir une réponse intéressante au problème.

Wikipédia résume ce code, en vigueur en Belgique depuis 2003, en quatre principales dispositions :

  • l’obligation de prudence du plus fort vis-à-vis du plus faible. Ainsi, le camion doit adapter sa vitesse à l’approche d’une voiture, la voiture à l’approche d’un vélo et le vélo à l’approche d’un piéton.
  • les trottoirs traversants, qui font monter les automobiles lors d’un croisement plutôt que de faire descendre les piétons sur la chaussée.
  • les sens uniques limités, permettant aux vélos de circuler dans les deux sens dans une rue à sens unique pour les automobiles.
  • la prise en compte des engins de déplacement (rollers, trottinettes, etc.), qui doivent suivre les règles des piétons s’ils restent à la vitesse du pas ou les règles des cyclistes lorsqu’ils dépassent cette vitesse.

Constatant que personne ne semblait avoir poussé l’idée d’une adaptation de ce code à la réalité d’ici, je me suis dit qu’il fallait bien commencer quelque part pour que l’idée ait une chance de se transformer en action. Ce quelque part est donc ici, sur ce modeste blogue.

Vous pourrez consulter le manifeste de cette nouvelle cause sur cette page, et puisque ce blogue est conçu pour recueillir vos opinions, je vous invite chaleureusement à y exprimer votre avis !