Le code de la rue sur Facebook

21 Nov

Facebook
La cause du code de la rue à la sauce québécoise défendue sur ce blogue existe également sur Facebook, sous la forme d’un groupe dont la croissance laisse croire que l’idée répond à une réelle attente.

Au plaisir de vous y retrouver !


L’exemple belge

21 Nov

Le code de la rue belge

À ma connaissance – et j’aimerais assez être contredit sur ce point – la Belgique est le seul pays a avoir propulsé un code de la rue jusqu’au plan législatif. L’ensemble des dispositions, en application depuis 2003, peut être consulté dans un document largement diffusé dans le Plat pays, ainsi qu’en ligne, sous forme d’un PDF (voir la page des liens)

Saluons au apssage l’effort du législateur pour rendre ce projet réellement accessible à ceux à qui il est destiné… c’est-à-dire tout le monde.

On y trouve l’exposé de nouveaux aménagements urbains qui pourraient laisser perplexes l’usagé non averti : zones de rencontre, trottoirs traversant, coussins, sens uniques limités et autres panneaux fraîchement ajoutés au code de la route. Suivent les comportements attendus selon les catégories d’usagers : le conducteur, le piéton, le patineur à roulettes et son ami en trottinette, le cycliste, le cyclomotoriste (une espèce enfin en voie de développement chez nous), et le motocycliste. On peut imaginer que les conducteur de bus et autres professionnels du volant ont eu droit à leur propre briefing.

Attention toutefois aux quelques différences de vocabulaire, charmantes mais pas toujours limpides pour nous ! Personnellement, j’adopte volontiers l’appellation d’usager doux, mais le capitaine de route me laisse songeur…

En tout cas, ce document est la meilleure des preuves pour qui douterait de la faisabilité d’un code de la rue en 2008.


Lettre à nos élus

20 Nov

klaxon

Peu expérimenté en matière de prise de parole publique, je n’ai pas de liste des dirigeants à contacter en cas d’idée porteuse. Mon bon sens m’a donc poussé à envoyer une lettre (virtuelle) dont le contenu était proche du manifeste du code de la rue (agrémenté d’un appel à l’action), aux personnes suivantes :

Julie Boulet, ministre provinciale des transports ;
John Baird, ministre fédéral des transports ;
Gérald Tremblay, maire de Montréal ;
Régis Labeaume, maire de Québec ;
Le service à la clientèle de la SAAQ.

(si vous avez d’autes suggestions de destinataires, mon stylo virtuel est prêt)

Une semaine, deux réponses.

Le maire de Québec en personne, me gratifie de la brève suivante :

J’accuse réception de votre courriel  du 13 novembre et je vous en remercie. Soyez assuré que je prends bonne note de vos commentaires.

Thérèse Marion, du service des usagers de la route de la SAAQ, m’explique en quatre paragraphes la mise en œuvre du Plan d’action en sécurité routière 2008-2012, me rassure sur son engagement actif, et me remercie.

Tout ceci est admirable mais ne remplace pas un code de la rue. Évidemment, l’idée est encore fraîche.

Je mettrai à jour le blogue au gré des réponses qui me seront faites…


Le manifeste du «code de la rue»

18 Nov

code de la rue
Mi-novembre 2008, automne frette à Montréal, fin de la saison de vélo pour beaucoup de Québécois des villes et des champs, début officiel de l’opération «code de la rue».

C’est en tant que simple citoyen que je me lance dans ce projet. N’appartenant à aucune chapelle, à aucun club, à aucun parti, à aucun syndicat, je défends cette cause en Montréalais conscientisé, cycliste urbain depuis une bonne quinzaine d’année, piéton depuis toujours, usager régulier des transports en commun, automobiliste de temps en temps, et même motocycliste dans une vie précédente…

Dans mes trajets à vélo, je constate chaque jour l’incompréhension qui oppose les diférents usagers de la rue : les autobilistes face aux cyclistes et aux piétons, les piétons face aux cyclistes, les cyclistes face au monde entier, sans parler des minorités roulantes que sont les patineurs, les planchistes, les poids lourds, les engins de chantier et de déneigement. À croire qu’en changeant de moyen de transport, l’homo-urbanus passe dans un univers étanche qui reformate son comportement selon des valeurs nouvelles. Côté entente et respect mutuel, ce ne sont pas les meilleures bases.

En évoquant ce dialogue de sourds sur un forum avec d’autres cyclistes, j’ai eu accès à ce texte de Nathalie Collard dans La Presse, intitulé Lâchez les cyclistes. J’entendais parler pour la première fois du code de la rue, un dispositif législatif et social qui semblait offrir une réponse intéressante au problème.

Wikipédia résume ce code, en vigueur en Belgique depuis 2003, en quatre principales dispositions :

  • l’obligation de prudence du plus fort vis-à-vis du plus faible. Ainsi, le camion doit adapter sa vitesse à l’approche d’une voiture, la voiture à l’approche d’un vélo et le vélo à l’approche d’un piéton.
  • les trottoirs traversants, qui font monter les automobiles lors d’un croisement plutôt que de faire descendre les piétons sur la chaussée.
  • les sens uniques limités, permettant aux vélos de circuler dans les deux sens dans une rue à sens unique pour les automobiles.
  • la prise en compte des engins de déplacement (rollers, trottinettes, etc.), qui doivent suivre les règles des piétons s’ils restent à la vitesse du pas ou les règles des cyclistes lorsqu’ils dépassent cette vitesse.

Constatant que personne ne semblait avoir poussé l’idée d’une adaptation de ce code à la réalité d’ici, je me suis dit qu’il fallait bien commencer quelque part pour que l’idée ait une chance de se transformer en action. Ce quelque part est donc ici, sur ce modeste blogue.

Vous pourrez consulter le manifeste de cette nouvelle cause sur cette page, et puisque ce blogue est conçu pour recueillir vos opinions, je vous invite chaleureusement à y exprimer votre avis !