Le code de la rue dans MAtv!

17 Oct

MAtv

Hier, 16 octobre 2013, j’étais reçu par Katerine-Lune Rollet sur le plateau de l’émission Montréalité pour parler du code de la rue.

Évidemment, résumer le projet en six minutes est une mission difficile et on n’entre pas dans les détails, mais c’est une belle visibilité pour cette idée. Comme je l’ai mentionné dans la table ronde, à la fin de l’émission, la campagne municipale est un excellent moment pour faire valoir nos idées et nos choix!

L’entrevue commence à 13 :00 (vérifiez bien qu’il s’agit de l’émission du 16 octobre 2013).


Le code de la rue parisien

11 Juin

Lu sur Rouler à vélo, le blogue du cycliste urbain Dominic Ratthé, cet article intitulé Paris veut devenir une grande métropole cyclable. Je vous invite à lire ce résumé du tournant décisif que prend la Ville Lumière pour faire une plus grande place au vélo.

La seule chose que j’ajouterais, c’est que certaines des dispositions adoptées vont directement dans le sens du code de la rue en reconnaissant clairement une nouvelle catégorie d’usagers de la rue – les cyclistes – et en adaptant les infrastructures et la loi à leur existence :

  • création de doubles sens cyclables dans toutes les zones à 30 km/h
  • permission de tourner à droite au feu rouge et généralisation des espaces réservés aux cyclistes devant les voitures aux intersections
  • création de lignes cyclables sécurisées et identifiées par une couleur et un numéro
  • inauguration d’une signalétique spécifique pour les zones cyclables
  • instauration de journées sans autos certains week-ends et jours fériés

Voici plus de détails sur les dispositions adoptées par le Conseil de Paris. Il faudra bien sûr veiller à ce que ce ne soit pas les piétions qui fassent les frais de ce nouveau partage de la rue. À suivre.


Le code de la rue s’anime

8 Mar

Une nouvelle approche – et un nouveau support – pour parler du code de la rue… La sublime bande sonore est extraite de l’album My Favorite Distraction de Coral Egan.


Sortie de placard

3 Mar

Ce blogue existe depuis seize mois et l’une des réflexions que son auteur entend le plus souvent – juste après «c’est quoi, le Code Delarue?» – est celle-ci : «ah, je ne savais pas que c’était TOI, le code de la rue!».

En effet, mon manque d’expérience avec WordPress (la plateforme sur laquelle tourne le présent blogue) fait que mes écrits sortent sous le nom «codedelarue». Je n’ai pas lancé ce projet pour ma gloire personnelle, mais cet anonymat est fortuit. S’il fut inspiré par d’autres, le projet du code de la rue québécois a pris forme entre mes deux oreilles et tous les articles publiés ici sortent de mon clavier. Et comme je ne voudrais pas donner l’impression de me cacher derrière mes idées, j’imagine qu’il est temps pour moi de sortir du placard.

Je m’appelle Olivier Bruel, je gagne ma vie comme graphiste, directeur artistique et rédacteur, et certains d’entre vous m’ont croisé virtuellement ou physiquement dans la blogosphère montréalaise. Je marche, je pédale, j’utilise le bus, le métro, le taxi et la Communauto. Je ne «roule» pour aucun parti, pour aucun syndicat, pour aucune organisation, pour aucune compagnie; ce blogue est la pure expression de ce en quoi je crois. La promotion des transports propres et sécuritaires, la composante humaine de l’urbanisme, la valorisation des villes, la rationalisation de l’automobile. Et, au-delà : la consommation responsable, l’humanisme, l’écologie, l’économie locale ainsi que le respect des individus et de la nature.

Maintenant que je me suis présenté, j’en profite pour lancer un appel. Mon manque de temps et de contacts limite la portée de la cause, et la promotion du code de la rue pourrait prendre son envol grâce à l’aide de collaborateurs, que ce soit pour écrire ou pour promouvoir l’idée dans d’autres sphères. Me suivez-vous?


Le code de la rue prend forme à Strasbourg

21 Nov

L’édition régionale du quotidien français Libération nous apprend aujourd’hui que Strasbourg, une ville de 280 000 habitants déjà qualifiée de première ville cyclable de France, est sur le point d’adopter le code de la rue.

Présenté par le maire socialiste, le projet en est à son ultime phase d’étude et de nombreuses propositions originales ont déjà été envisagées. L’article ne précise pas la date de décision, mais il est clair que la cause avance. Il faut noter que Strasbourg est une ville d’histoire, et que la favorisation des modes de transport « doux » s’inscrit aussi dans le souci de valorisation du patrimoine.

Nous garderons donc un œil sur ce qui se passe chez nos camarades alsaciens…


Chers aspirants maires…

21 Oct

je vote
Pour profiter du momentum politique, je viens d’envoyer le courriel suivant aux cinq principaux partis en lutte pour la mairie de Montréal aux élections de ce 1er novembre .

Madame, Monsieur,

En cette période préélectorale, il est temps d’attirer votre attention sur une cause qui nous tient à cœur.

Nous, habitants de Montréal, réclamons l’instauration d’un code de la rue, inspiré par celui que la Belgique a adopté en 2003, et par ceux qui sont actuellement à l’étude en France et dans plusieurs autres pays.

Ces dernières années, les institutions et les citoyens du Québec ont su montrer une attitude progressiste face aux grands enjeux écologiques, économiques, ainsi qu’aux questions de santé et de sécurité publiques du XXIe siècle.

Nous pensons qu’il est temps d’adopter une législation adéquate pour encadrer et responsabiliser les usagers des villes : piétons, cyclistes, automobilistes, professionnels des transports. En appliquant le principe de prudence du plus fort au plus faible, nous voulons en finir avec la loi du plus fort qui favorise l’automobile au détriment des autres modes de déplacement.

Les objectifs du code de la rue :

–  favoriser le développement des transports alternatifs urbains (marche, vélo, jogging, patin, planche à roulettes, etc.);

–  compléter le code de la route, conçu pour les automobiles et imposé à tous;

–  rendre aux piétons et aux cyclistes leur place dans la ville;

–  créer un sentiment de sécurité pour inciter les cyclistes potentiels à s’approprier leur ville;

–  réduire le nombre d’accidents;

–  favoriser l’activité physique;

–  réduire les émissions de gaz polluants;

–  améliorer le dialogue et le respect entre les divers usagers des villes;

–  rationaliser le nombre d’automobiles en ville;

–  valoriser nos agglomérations en réduisant le volume de véhicules motorisés;

–  affirmer un choix de société positif et durable;

–  confirmer le rôle de précurseur du Québec.

Nous ne considérons pas le code de la rue comme une solution-miracle, mais comme une mesure positive pour rendre nos métropoles plus humaines, en parallèle avec le déploiement des réseaux cyclable et piétonnier, le développement des transports en commun, l’incitation au covoiturage, etc.

L’instauration d’un tel code implique une démarche de concertation, une législation adaptée et de légères adaptations des infrastructures urbaines. Outre les bénéfices économiques et sociaux, ce code pourra se lire comme une réponse à la question « que voulons-nous faire de nos villes »?

Le code de la rue est un complément du code de la route, il implique les citoyens comme les institutions.

Nous avons la conviction que votre appui actif, en tant que représentant de la collectivité, peut faire la différence en relayant les attentes des Québécois.

Veuillez agréer, cher aspirant à la mairie de Montréal, l’expression de nos plus cordiales salutations.

[suivent quelques liens en rapport avec le projet]

* * *

En tant que simple citoyen, vous pouvez, vous aussi, envoyer vos doléances aux partis : ils sont justement en mode « promesses » !

Union Montréal : info@unionmontreal.com
Vision Montréal : info@visionmtl.com
Projet Montréal : http://www.projetmontreal.org/contact
Fierté Montréal : info@fiertemontrealpride.com
Parti Montréal : louise.osullivan@partimontrealvillemarie.ca

Je vous tiendrai au courant des réponses… si elles semblent pertinentes. Et n’oubliez pas d’aller voter !


Les Montréalais veulent moins de voitures en ville

13 Sep

embouteillage

Pour rester dans l’esprit « En ville sans ma voiture ! », voici les résultats d’un sondage tout frais, commandé à Léger Marketing par le Conseil régional de l’environnement de Montréal et portant sur l’approbation des Montréalais à l’égard de diverses mesures environnementales (pdf).

Ce qu’on y lit conforte l’impression que les Montréalais souhaitent de plus en plus changer les choses – du moins théoriquement. En quatre questions, on apprend sans réelle surprise qu’ils sont favorables à de nouveaux accès pour la baignade, pour la protection des espaces verts et contre le chauffage au bois. Mais ce qui retient mon attention et pave la route à l’adoption d’un code de la rue, c’est que 86% des 576 répondants sont en faveur de l’adoption de mesures permettant une réduction des véhicules circulant sur l’île de Montréal. 86%, c’est plus de huit sur dix, ce qu’on appelle une écrasante majorité. Pourquoi cette majorité ne parvient-elle pas encore à obtenir ce qu’elle souhaite ?

Les élections municipales auront lieu le 1er novembre, ce pourrait être le bon moment pour faire bouger les choses. J’espère d’ailleurs avoir le temps de détailler sur ce blogue les programmes de chaque parti pour confronter la vision des candidats à la mairie en matière de transports et d’écologie urbaine.