Du côté de la SAAQ

10 Déc

SAAQ
En guise réponse à mon courriel, la responsable du Service des usagers de la route de la SAAQ m’a longuement vanté le Plan d’action en sécurité routière 2008-2012, « rendu public par le gouvernement du Québec et qui comprend les démarches à accomplir afin que le Québec devienne un leader en sécurité routière ».

Pour en savoir plus sur ce plan, je suis allé fouiller sur le site de la SAAQ – chose qu’on ne fait habituellement que lorsqu’on a un problème !

Dans la section Prévention des accidents, je suis tombé sur une mine de documents téléchargeables, dont la plupart fourmillent de renseignements intéressants. C’est le cas du très complet Bilan routier 2007 (PDF) qui résume sous forme de tableaux et de graphiques les statistiques d’accidents selon des angles multiples : types de véhicule, régions, âge des victimes, taux d’alcoolémie, etc.

Je vous propose ces autres documents en PDF, tous en lien assez direct avec le sujet de ce blogue. Profitez-en, ce sont vos taxes qui payent !

Cellulaire tenu en main : Interdit!
Guide de sécurité à vélo – 5e édition
Guide de sécurité à vélo – Spécial virage à droite au feu rouge
Piéton et conducteur – Vigilants pour la vie!
Sur la route des dragons – Guide d’animation
(pour les écoliers)

vrai ou faux ?
La réponse à ces quizz se trouve dans l’un des documents ci-dessus…

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Le code de la rue sur CentPapiers

8 Déc

CentPapiers

En ce 8 décembre, jour d’élections provinciales et matin frette (-30°C à 7 h, avec le facteur vent !), le code de la rue fait la une de la “‘plateforme québécoise de journalisme citoyen” CentPapiers.com. L’article apparaît sous une photo, choisie par le rédaction, qui n’a, euh… pas un rapport direct avec le sujet, mais présente l’avantage d’attirer l’œil !

En tout cas, voilà qui devrait favoriser la visibilité de notre cause, car ce site a déjà fait la preuve de son efficacité en tant que média indépendant et et source d’information alternative.


Le tram selon Projet Montréal

4 Déc

Projet Montréal

C’est hier, 3 décembre, que le parti politique municipal Projet Montréal a dévoilé sur son site Web sa vision du futur tramway montréalais. Richard Bergeron, urbaniste et aspirant-maire, fait l’apologie du renouveau de ce mode de transport, qualifié de moyen de réinventer la ville, et illustre sont projet urbain avec plans et visuels plutôt alléchants.

Cœur de cette présentation, le document Réussir le retour du tramway à Montréal (PDF) résume l’enjeu et démontre l’ambition de l’équipe. Les concepteurs nous offrent une démonstration de faisabilité sur trois artère stratégiques : le boulevard René-Lévesque, le boulevard Notre-Dame Est, et l’avenue du Mont-Royal. Cette dernière a même droit à un traitement de faveur, puisque Projet Montréal envisage deux aménagements, dont un qui exclut toute circulation automobile !

Voilà donc un projet qui affirme une vision audacieuse, au risque de se mettre à dos certaines catégories d’usagers, principalement les défenseurs de l’automobile. Mais le choix qui consiste à privilégier les transports en commun et les déplacements non motorisés recoupe largement les principes de notre code de la rue.

Les élections municipales sont dans moins d’un an – eh oui ! – et on mesurera à cette occasion la réaction collective à ce genre de propositions.

(Merci à Seb pour l’info)


À vous, la Belgique…

3 Déc

Belgique
Pour promouvoir le code de la rue en toute connaissance de cause, il était nécessaire d’obtenir le témoignage direct de ceux qui se prévalent au quotidien d’une législation comparable, le point de vue du quidam belge. Préférablement du cycliste, puisque c’est à lui que ce code fait vivre le plus de changements.

Il y a quelques semaines, j’ai donc cherché une communauté de citoyens/cyclistes belges susceptibles de répondre aux questions suivantes : Ont-ils constaté de réels changements depuis l’application du code de la rue ? En bien ou en mal ? Ce code a-t-il été largement médiatisé ? Est-il respecté ? Les contrevenants reçoivent-ils des amendes ? A-t-on constaté une incidence sur le nombre et la gravité des accidents ? Finalement, ce code pourrait-il réellement inspirer d’autres pays ?

Mes recherches m’on conduit vers un forum francophone centré sur le région de Liège et nommé La Belgique à vélo.

Un cycliste de la région wallonne – que je remercie s’il lit ce blogue -, répond à mes interrogations en expliquant que le code a été adopté alors que les écologistes étaient partie prenante dans la coalition du gouvernement fédéral. Depuis 2004, les remaniements politiques, les tiraillements entre les paliers gouvernementaux et l’asymétrie entre les différentes régions, ont ralenti le déploiement de ce programme.

Le code de la rue belge n’est donc pas la révolution urbaine qu’on aurait pu imaginer, pour la simple raison qu’il n’est suffisement soutenu ni par la loi, ni par les infrastructures. Mais à l’échelle de la rue, les choses avancent. Lentement.

L’esprit du code est notamment défendu par une association locale solide nommée GRACQ, pour Groupe de Recherche et d’Action des Cyclistes Quotidiens.

GRACQ« L’objectif de l’association est de favoriser l’usage utilitaire du vélo. […] En Wallonie et à Bruxelles, le GRACQ intervient auprès des pouvoirs publics et privés en vue d’obtenir pour les cyclistes des conditions de circulation et de stationnement plus sûres et plus commodes. […] Il milite avant tout en faveur du vélo comme véritable mode de déplacement. Il ne s’occupe donc pas de compétition cycliste ni sur route ni en tout terrain. [Il organise] des circuits et des événements, dans un but essentiellement éducatif et de sensibilisation. Le GRACQ organise aussi des formations à vélo dans le trafic destinées à apprendre aux personnes sachant déjà rouler à vélo comment oser prendre sa place dans le trafic, en conduite défensive, tout en connaissant et en respectant le code de la route. »

En attendant de pouvoir en tirer un modèle collectif au Québec, on lira avec curiosité Ville à vélo, leur revue mensuelle, consultable en ligne. Et comme le numéro de décembre 2008 parle de Toulouse et de Barcelone, on se prend à espérer qu’on y parle un jour de Montréal ou de Québec !