Le code de la rue parisien

11 juin

Lu sur Rouler à vélo, le blogue du cycliste urbain Dominic Ratthé, cet article intitulé Paris veut devenir une grande métropole cyclable. Je vous invite à lire ce résumé du tournant décisif que prend la Ville Lumière pour faire une plus grande place au vélo.

La seule chose que j’ajouterais, c’est que certaines des dispositions adoptées vont directement dans le sens du code de la rue en reconnaissant clairement une nouvelle catégorie d’usagers de la rue – les cyclistes – et en adaptant les infrastructures et la loi à leur existence :

  • création de doubles sens cyclables dans toutes les zones à 30 km/h
  • permission de tourner à droite au feu rouge et généralisation des espaces réservés aux cyclistes devant les voitures aux intersections
  • création de lignes cyclables sécurisées et identifiées par une couleur et un numéro
  • inauguration d’une signalétique spécifique pour les zones cyclables
  • instauration de journées sans autos certains week-ends et jours fériés

Voici plus de détails sur les dispositions adoptées par le Conseil de Paris. Il faudra bien sûr veiller à ce que ce ne soit pas les piétions qui fassent les frais de ce nouveau partage de la rue. À suivre.


Maudit 14 mai

14 mai

Photo : Presse canadienne

J’écris aujourd’hui, vendredi 14 mai 2010, un billet plus personnel que d’habitude. Plus émotif, aussi.

En tant que cycliste, mais surtout en tant que citoyen conscient de la fragilité de la vie, j’ai besoin d’exprimer un sentiment de détresse et d’essayer par ma modeste intervention d’inciter chacun à la prudence.

Ce matin, six cyclistes, six membres du Club de triathlon de Saint-Lambert, ont été percutés par une camionnette sur la route 112, à Rougemont, au sud de Montréal. Très sportif, le groupe se rendait à Sherbrooke pour s’entraîner en vue d’un Ironman. Trois d’entre eux, trois femmes, sont décédées. Les trois autres survivront mais on peut déjà deviner qu’ils ne verront plus leur vie qu’en terme d’avant et après l’accident. Au moment où j’écris on ne sait pas grand-chose des circonstances du drame. L’identité des victimes vient tout juste d’être révélée; l’une d’entre elles était l’amie d’un ami.

Flashback. Le matin du 14 mai 2007, mon ami Pierre, qui comme moi se rendait au travail à vélo, a vu sa vie basculer. Une portière d’auto s’est ouverte brutalement devant lui, accrochant son guidon et le projetant sur la chaussée. Une voiture arrivant en sens inverse lui est passée sur le corps. La suite lui vaudra le surnom de «miraculé» à l’Hôpital général de Montréal. Je vous épargne les détails, mais l’urgentiste qui l’a admis a confié n’avoir jamais vu un être humain (vivant) dans un tel état.

Aujourd’hui, Pierre est encore à l’hôpital : il a subi hier une série de chirurgies reconstructrices majeures qui visent à lui rendre un peu d’autonomie. Mais il est peu probable qu’il puisse refaire du vélo un jour.

La conclusion de tout ceci? Je ne la connais pas plus que vous. Personnellement, je circule à vélo plusieurs fois par semaine depuis près de vingt ans. Dois-je mon intégrité physique et mon salut à la chance ou à la prudence?

Un cycliste, c’est un être humain qui choisit un moyen de locomotion actif, bon pour la forme, non polluant et peu encombrant. C’est surtout un fragile usager de nos rues et de nos routes, sur un véhicule sans carrosserie ni pare-chocs. Si les automobilistes commençaient par comprendre à quoi servent les clignotants et les rétroviseurs, ce serait un bon début.

Quel adepte du vélo ne s’est jamais fait dire que les cyclistes roulent n’importe comment? C’est vrai pour certains d’entre eux. Mais ils ne broient jamais des SUV.


Vélo + hiver + Montréal

18 fév

Traditionnellement, ce blogue connait chaque hiver un ralentissement – pour ne pas dire une hibernation – parce que la cause des piétons et des cyclistes est, comme on dit, sur la glace.

Pourtant, toute l’activité extérieure de nos villes ne meurt pas en novembre pour renaître en avril : l’hiver, les piétons piétonnent et les plus courageux cyclistes parcourent les rues glaciales à leurs risques et périls.

Dans la rubrique Opinions du portail Branchez-Vous!, la journaliste indépendante Cécile Gladel relance ce matin le débat sur le cyclisme urbain en hiver, s’appuyant sur plusieurs faits concrets qui prouvent la volonté qu’ont certains mordus de pédaler en toutes saisons… et leur frustration de ne pas pouvoir le faire, tant à cause de l’inadaptation des infrastructures que de l’immobilisme des mentalités.

À Montréal, la pratique sécuritaire du vélo en hiver est-elle un mythe? Probablement pas, si les chaussées sont déneigées, si la largeur des rues permet de côtoyer les autos, si la température n’est pas extrême, si les cyclistes et leurs montures sont correctement équipés, si les automobilistes les distinguent… et ne s’amusent pas à tester leur stabilité, si les pistes cyclables sont dégagées (ce qui n’est pas le cas actuellement)… Presque autant de si que d’incompréhension mutuelle entre les usagers munis d’un moteur et leurs homologues à pédales.

Malgré tout, plusieurs milliers de Montréalais parcourent quotidiennement leur ville à vélo, et pas seulement par de belles journées comme ce 18 février.

J’attire en particulier votre attention sur cet article du Devoir qui compare Montréal à Copenhague, une autre ville nordique, en matière de désautomobilisation urbaine. Il y a probablement de l’inspiration à chercher de ce côté-là.

Bonne fin d’hiver, avec ou sans moteur!


Vers un nouveau partage

15 oct

cyclistes

Alors que l’été semble se terminer abruptement, on ne peut que constater à quel point cette saison de cyclisme urbain a été d’une grande richesse en événements de tous genres. En fait, pour recentrer sur Montréal un phénomène national et même mondial, de nombreux signes prouvent que le vélo prend une nouvelle place dans les villes et que ce phénomène trouve de plus en plus d’appuis parmi ceux qui les façonnent et les administrent. La force du nombre.

Début août, le mythique magazine branché américain Wired se demandait si les vélos devaient vraiment être traités comme les autos, en ville.

Posée sans complexes, la question est scrutée par Wired sous plusieurs angles et engendre des réflexions qui feront grincer des dents aux défenseurs du code-pour-tous :

« Il a été observé que les feux et les panneaux de circulation ne devraient pas s’appliquer aux cyclistes, dans la mesure où ce ne sont pas des inventions liées à la sécurité mais à la fluidité du trafic, particulièrement du trafic motorisé. Puisqu’une bicyclette, conduite avec prudence et jugement, ne saurait créer d’embouteillages, il en découle qu’elle ne devrait pas avoir à obéir à ces ordres de circulation. À part pour ce qui est de rouler du bon côté de la chaussée, pourquoi les cyclistes devraient-ils se plier à la loi des automobiles ? »

Pour en revenir à une vision montréalaise du partage de la rue entre les vélos et les autos, je vous recommande l’écoute de cette intervention radiophonique de François Cardinal (La Presse) dans l’émission de René Homier-Roy. Entre autres choses, le journaliste remet en perspective le mythe du cycliste comme cause fréquente d’accidents.

Rappelons que, l’an dernier, un groupe de 200 cyclistes liés au mouvement Montréal à vélo avait manifesté de manière spectaculaire contre la violence et l’omniprésence de l’automobile, mimant en plein centre-ville la mort de leur communauté.

Ailleurs, on pointe du doigt les structures inadéquates, comme c’est le cas de la piste cyclable de la rue Saint-Urbain ou de celle du pont Jacques-Cartier, où de nombreux accidents traduisent l’urgence d’adapter convenablement les parcours – j’en profite pour saluer mon amie Sandra qui garde les marques d’un périple estival traumatisant !

En restant dans ce même secteur, je passe rapidement sur le cas du circuit Gilles-Villeneuve pris puis rendu aux cyclistes au début de l’été.

Hors des consultations publiques sur l’avenir du vélo urbain, certains Montréalais se sont même laissé aller à imaginer de nouvelles façons de valoriser le plan de la ville en y traçant de nouvelles pistes. C’est le cas de mon ami Sébastien Chion, qui a soumis ce dossier aux différents partis municipaux montréalais et à Équiterre, en espérant que sa suggestion soit sérieusement considérée.

Nous vivons sans aucun doute un cap de l’histoire de nos villes, une prise de conscience qui modifiera la donne pour les décennies à venir en remettant en avant tout ce que l’hégémonie automobile avait peu à peu occulté. Pour ne parler que de la place du vélo, des solutions toutes neuves surgissent de partout et font parfois irruption dans la vraie ville. New York – qui connait son lot de défis en matière de circulation – ne vient-elle pas d’inaugurer une piste cyclable en plein milieu d’une avenue très fréquentée ?


Rouler dans les grandes villes… sans voiture

29 juin

mozaique

Voici quelques pistes intéressantes, des idées, des coups de cœur et des coups de gueule, dont le point commun est la place des «autres» moyens de transport urbains.

Ce clip américain en 3D décrit en détail un projet de loi visant à ajuster du code de la route pour le bénéfice des cyclistes. En gros, il leur permet de considérer les panneaux d’arrêt comme des «cédez le passage», ce qui dépénalise le fait de traverser un carrefour sans marquer un réel arrêt. Ce genre de code de la rue abrégé semble être en vigueur en Idaho, mais vient malheureusement d’être rejeté par l’Oregon.

Toujours au chapitre du cyclisme urbain, voici un réseau cyclable en plein Paris… transformé en véritable parcours du combattant pour adeptes du vélo extrême ! C’est bien sûr un montage, mais ça en dit long sur le non-respect des voies cyclables.

Dans les agglomérations chinoises, un étudiant américain constate l’essor des bicyclettes électriques, qui permettent parfois de déplacer des familles entières selon des normes de sécurité assez… exotiques !

Direction Phoenix (Arizona) pour une visite de son tramway flambant neuf. C’est beau de voir que le changement de mentalités s’étend jusqu’aux États du Sud, traditionnellement attachés au pétrole et encombrés de véhicules énergivores.

Retour chez nous, où l’idée de l’indépendance énergétique semble faire tranquillement son chemin.

À suivre, dans une rue près de chez vous.


BIXI qui rit, BIXI qui pleure…

15 mai

BIXI

Retour à la cause du Code de la rue, alors que le printemps (l’été ?) précoce a permis au adeptes des transports doux de commencer leur saison particulièrement tôt…

Cette semaine, c’est bien sûr BIXI, le service de vélo communautaire de Montréal, qui fait la manchette. Plutôt deux fois qu’une.

(Semi) lancement

Mardi 12 mars, les officiels (les responsables du projet, le maire de Montréal et une poignée de journalistes) ont donc donnée le coup d’envoi officiel de BIXI. Après l’installation des bornes-stations, c’était pour la plupart des Montréalais l’occasion de voir de près ces vélos d’un nouveau genre. Beaux, solides, modernes, étaient des qualificatifs qui revenaient souvent.

Hélas, trois autres adjectifs émaillaient les conversations. Rares : beaucoup de stations n’existent encore que sur le papier. Si vous n’habitez ni le centre-ville, ni le Vieux-Montréal, ni le Plateau, soyez patients. Compliqué : le service de réservation a laissé plus d’un usager perplexe, et on a cru comprendre que Gérald Tremblay lui-même… Cher : beaucoup estiment que 78 $ pour l’abonnement annuel est un coût élevé, surtout si on le compare au prix d’un vélo usager.

Scandale 2.0

Ce même 12 mars, une nouvelle fait des vagues dans la blogosphère et dans les médias : Patrick Lagacé révèle dans La Presse une manœuvre pour le moins douteuse mise au point par l’agence Morrow Communications pour le compte de son client, Stationnement de Montréal. Trois faux blogueurs, un faux blogue, une fausse page sur Facebook, un faux réseau de… vrais amis ! Le but de cette manipulation ? Promouvoir BIXI. Bien sûr, l’agence fautive et son client se réfugient derrière les "nouveaux moyens de rejoindre le public" et nient tout dérapage éthique.

Les réactions sont assez partagées, mais la plupart de observateurs s’accordent pour dire que ce n’était certainement pas la meilleure façon de faire parler du cyclisme urbain.

Ironiquement, À vélo citoyens, le «faux» blogue aujourd’hui rebaptisé «blogue de BIXI», était un des rares médias à avoir parlé du Code de la rue !


Le bon côté de la récession?

6 fév

Équiterre

Je sors momentanément ce blog de son hibernation pour relayer quelques bonnes nouvelles dans l’actualité un peu morose de ce début d’année.

D’ailleurs, si quelqu’un risque de profiter de la crise qui semble freiner la consommation, ce pourraient être les piétons, les cyclistes, les coureurs et autres adeptes du transport gratuit ! Même le réseau de transport en commun devrait logiquement bénéficier du désamour de nos concitoyens pour leurs voitures…

Bref, le bon côté de la récession, c’est qu’elle nous contraint, individuellement et collectivement, à surveiller et à restreindre notre consommation.

*

Plus concrètement, l’organisme Équiterre vient de faire paraître son bulletin consacré au transport écologique, et, si on n’y parle pas encore du code de la rue, plusieurs faits retiennent l’attention.

- L’essor remarquable des transports en commun de la grande région de Montréal, dû, entre autres choses, à «l’augmentation des coûts de l’essence et de la conscientisation de la population aux enjeux écologiques».

- La promotion très claire des alternatives à l’auto-solo par la Société des Transports de Laval.

- Au provincial, les nouveaux crédits gouvernementaux pour l’amélioration du service dans les transports en commun.

- Le succès du test de piétonisation de la rue Sainte-Catherine qui a eu lieu l’été dernier, et dont les résultats contredisent ceux qui pensent encore que la fréquentation baisse quand les autos ne passent plus !

- Un peu plus loin, un coup d’œil à New York, qui veut faire plus de place au vélo. Si eux peuvent le faire…

- … sans oublier la raison d’être de ce bulletin : la promotion du cocktail transport, ou l’art de repenser ses déplacements en réduisant son empreinte écologique.

*

À croire que les bonnes idées germent sous la neige… Bon hiver !


Des BIXI au printemps !

25 nov

BIXI

C’est officiel depuis septembre : Montréal aura son Vélib’, je veux dire son système de vélos en libre-service. Officiellement, 2 400 vélos seront mis à la disposition du public dans 300 stations réparties majoritairement dans les arrondissements de Rosemont–La Petite-Patrie, le Plateau-Mont-Royal et Ville-Marie, en débordant dans Outremont et Le Sud-Ouest. Bien sûr, les vélos passeront l’hiver au chaud et disparaîtront de nos rues entre la mi-novembre et la mi-avril.

Le nom de ce service ? BIXI, un nom dérivé des mots BIcyclette et taXI, choisi après consultation publique.

Particularité locale, c’est Michel Dallaire qui a été chargé de concevoir l’engin, et le designer industriel s’est choisi des partenaires de choix : l’équipe des cycles DeVinci, spécialistes québécois du vélo de performance. Le résultat est assez innovateur, avec un design très sobre, un cadre en alu, la chaîne et le câblage dissimulés, et des réglages robustes. Le processus de conception et de fabrication a d’ailleurs fait l’objet d’une reportage fort intéressant à Découverte.

Les BIXI et leurs bornes de stationnement sécurisées sont d’ailleurs tellement révolutionnaires qu’ils ont attiré l’attention jusqu’à New York, où l’on cogite également sur le développement du cyclisme urbain.

Un principe éprouvé dans les rues d’Europe, de belles machines, des tarifs abordables, les BIXI montréalais sont donc promis à un bel avenir. Toutefois, il faut tenir compte du fait que le bassin de clientèle est relativement réduit. Enlevez les mineurs, les aînés et tout ceux dont la condition physique est incompatible avec le maniement des vélos, enlevez ceux qui sont déjà cyclistes et préféreront utiliser leur propre monture. Ne restent que les visiteurs, les promeneurs et les cyclistes occasionnels.

À suivre au printemps prochain…


Le code de la rue sur Facebook

21 nov

Facebook
La cause du code de la rue à la sauce québécoise défendue sur ce blogue existe également sur Facebook, sous la forme d’un groupe dont la croissance laisse croire que l’idée répond à une réelle attente.

Au plaisir de vous y retrouver !


Le manifeste du «code de la rue»

18 nov

code de la rue
Mi-novembre 2008, automne frette à Montréal, fin de la saison de vélo pour beaucoup de Québécois des villes et des champs, début officiel de l’opération «code de la rue».

C’est en tant que simple citoyen que je me lance dans ce projet. N’appartenant à aucune chapelle, à aucun club, à aucun parti, à aucun syndicat, je défends cette cause en Montréalais conscientisé, cycliste urbain depuis une bonne quinzaine d’année, piéton depuis toujours, usager régulier des transports en commun, automobiliste de temps en temps, et même motocycliste dans une vie précédente…

Dans mes trajets à vélo, je constate chaque jour l’incompréhension qui oppose les diférents usagers de la rue : les autobilistes face aux cyclistes et aux piétons, les piétons face aux cyclistes, les cyclistes face au monde entier, sans parler des minorités roulantes que sont les patineurs, les planchistes, les poids lourds, les engins de chantier et de déneigement. À croire qu’en changeant de moyen de transport, l’homo-urbanus passe dans un univers étanche qui reformate son comportement selon des valeurs nouvelles. Côté entente et respect mutuel, ce ne sont pas les meilleures bases.

En évoquant ce dialogue de sourds sur un forum avec d’autres cyclistes, j’ai eu accès à ce texte de Nathalie Collard dans La Presse, intitulé Lâchez les cyclistes. J’entendais parler pour la première fois du code de la rue, un dispositif législatif et social qui semblait offrir une réponse intéressante au problème.

Wikipédia résume ce code, en vigueur en Belgique depuis 2003, en quatre principales dispositions :

  • l’obligation de prudence du plus fort vis-à-vis du plus faible. Ainsi, le camion doit adapter sa vitesse à l’approche d’une voiture, la voiture à l’approche d’un vélo et le vélo à l’approche d’un piéton.
  • les trottoirs traversants, qui font monter les automobiles lors d’un croisement plutôt que de faire descendre les piétons sur la chaussée.
  • les sens uniques limités, permettant aux vélos de circuler dans les deux sens dans une rue à sens unique pour les automobiles.
  • la prise en compte des engins de déplacement (rollers, trottinettes, etc.), qui doivent suivre les règles des piétons s’ils restent à la vitesse du pas ou les règles des cyclistes lorsqu’ils dépassent cette vitesse.

Constatant que personne ne semblait avoir poussé l’idée d’une adaptation de ce code à la réalité d’ici, je me suis dit qu’il fallait bien commencer quelque part pour que l’idée ait une chance de se transformer en action. Ce quelque part est donc ici, sur ce modeste blogue.

Vous pourrez consulter le manifeste de cette nouvelle cause sur cette page, et puisque ce blogue est conçu pour recueillir vos opinions, je vous invite chaleureusement à y exprimer votre avis !


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